Les parquets sur sols chauffants et rafraîchissants

 

Les parquets compatibles chauffage au sol et rafraîchissants:

Les parquets collés sont ceux qui conviennent le mieux aux sols chauffants sous réserve de présenter une résistance thermique ne dépassant pas 0,15 m². K/W . Lorsqu’en complément de ses propriétés chauffantes le sol est également rafraîchissant, la résistance thermique du parquet ne doit pas dépasser 0,09 m². K/W . Mais il doit aussi impérativement être collé, massif, mince et durable en classe de risque 3.

Au fur et à mesure qu’ils sont apparus sur le marché, les systèmes de chauffage par le sol, puis plus tard de rafraîchissement, ont fait l’objet de documents DTU (document technique unifié) ou CPT (cahier des prescriptions techniques) selon les cas.Ces documents spécifient les matériaux à utiliser, leurs conditions de mise en œuvre, les contrôles sur l’ouvrage terminé et parfois les revêtements de sol qui peuvent leur être associés.

Chronologiquement, c’est le DTU 65.6  » panneaux chauffants à tubes métalliques enrobés dans le béton » qui a vu le jour le premier en juin 1968. Il prévoit que la température de l’eau circulant dans les tubes ne doit pas dépasser 60°C. Ce système qui a connu son heure de gloire est aujourd’hui pratiquement abandonné. Les températures excessives auxquelles il pouvait soumettre les revêtements de sol et surtout les pieds et les jambes des habitants des locaux ont conduit à la sortie de l’article 35.2 de l’arrêté du 23 juin 1978, toujours en vigueur mais qui limite dans les conditions de base, la température de surface du revêtement de sol à 28°C, lorsque le sol est équipé d’un système chauffant.

En janvier 1986, paraît le DTU 65.7  » exécution des planchers chauffants par des câbles électriques enrobés dans le béton « :

Le principe de ce chauffage, ou les câbles sont en général noyés dans le plancher séparant deux niveaux, est de fournir, en l’absence de tout autre mode de chauffage, une température minimum de base (14°C) à l’ensemble du bâtiment collectif qu’il équipe.

La chaleur est dissipée à la fois vers le haut (sol de l’étage au dessus) et vers le bas (plafond de l’étage du dessous).

Le système fonctionne essentiellement par accumulation. Le plancher béton, compte tenu de son épaisseur, présente une bonne inertie thermique permettant son chauffage en heures creuses la nuit, lorsque l’énergie électrique est abondante et la moins chère.

Ce système à l’avantage d’assurer la salubrité des locaux inoccupés, la charge financière est, en général, assurée collectivement. Le complément à 20°C est fourni par un chauffage individuel dont le coût est directement affecté à l’utilisateur. Ce mode de chauffage qui n’exclut aucun revêtement de sol est aujourd’hui très peu mis en œuvre.

C’est quatre ans plus tard, en février 1990, que sort le DTU 64.8  » exécution des planchers chauffants à eau chaude utilisant des tubes en matériaux de synthèse noyés dans le béton ». Cette fois, indépendamment de l’exigence de l’article 35.2 de l’arrêté du 23 juin 1978 (température de surface du revêtement de sol limité à 28°C.

Ainsi, lorsqu’il y a un blocage thermique, un matelas posé sur le sol par exemple,empêchant la chaleur de se dissiper normalement, la température est susceptible de s’élever sous le matelas,mais sans jamais dépasser les 50°C du fluide chauffant. Les revêtements de sol associés à ce mode de chauffage comprennent les parquets, mais uniquement lorsqu’il sont collés et que leur résistance thermique, y compris l’isolation phonique éventuelle située au dessus du tube, ne dépasse pas 0,15 m².K/W. Ce mode de chauffage est aujourd’hui très largement répandu et la valeur limite de la résistance thermique qu’il a introduite a été généralisée,dans les faits aux autres modes de chauffage par le sol.

Parquets minces collés uniquement :

Les DTU codifient la  » traditionalité » et pour les sols chauffants elle s’arrête aujourd’hui aux textes cités. Deux autres documents ont cependant suivi, mais sous forme de CPT (cahier des prescriptions techniques) publiés par le CSTB et visant des ouvrages non traditionnels dont les composants révèlent d’Avis techniques et non de normes.

Le premier d’entre eux, paru en 1996, concerne le chauffage par plancher Rayonnant électrique ou PRE. Le chauffage est assuré par des câbles ou films chauffants électriques placés entre une chape (placée au dessus) et un isolant thermique (placée en dessous). La chaleur émise est ainsi principalement dissipée par le sol du local qu’elle est destinée à chauffer.

Ce chauffage délivre une puissance constante et son utilisateur est informé qu’il ne doit pas recouvrir son revêtement de sol et qu’il doit laisser un espace libre d’au moins 3 cm entre tout élément de mobilier et le sol. En effet, s’il y a localement un blocage thermique (présence d’un matelas sur le sol par exemple), la chaleur n’est plus à cet endroit correctement dissipée et la température augmente jusqu’à largement dépasser les 50°C.

Ce sol chauffant accepte les parquets, collés uniquement, sous réserve que la colle utilisée bénéficie  » d’un avis technique favorable pour cet emploi », c’est à dire résiste sans dommage à des températures élevées .Bien entendu, comme dans le cas précédant, la résistance thermique des revêtements de sol, y compris l’isolation acoustique éventuelle, située au dessus des éléments chauffants, ne doit pas dépasser 0,15 m²/ KW.

Le second est très récent,puisqu’il est sorti fin 1999 sous le titre  » planchers réversibles à eau basse température ». Il concerne les planchers chauffants et rafraîchissants communément appelés PCR. En mode chauffant, ce système n’est pas sensiblement différent de celui visé par le DTU 65.8 . Mais en mode rafraîchissant, les exigences ne sont plus les mêmes.

Tout d’abord, le plus faible rendement thermique conduit à n’autoriser la mise en œuvre sur ces sols que des revêtements de sol dont la résistance thermique ne dépasse pas 0,09 m².KW .

Ce rendement thermique est limité par la température basse du fluide (entre 18 et 22°C) en fonction de la région d’installation, ce qui évite, autant que faire ce peut, les phénomènes de condensation. Par ailleurs, le risque de condensation n’étant tout de même pas nul, seul ont été admis sur ces planchers rafraîchissants les carreaux céramiques, les dalles de pierre calcaire et les éléments de granit, ainsi que les revêtements plastiques titulaire de la marque NF UPEC, les parquets en sont donc exclus.

Pour remédier à cette situation, le CSTB a admis depuis, en concertation avec le CTBA et EDF qui est le promoteur du système (le froid est obtenu à partie d’électricité), que les parquets massifs, minces jusqu’à 10 mm d’épaisseur, collés, durables en classe de risque 3 , en chêne purgé d’aubier par exemple, étaient compatibles avec les planchers rafraîchissants. La colle utilisée doit avoir fait la preuve de son aptitude à l’emploi pour cet usage, à travers soit un avis technique, soit une ATEX (Appréciation Technique d’expérimentation).

La fiche technique de notre colle pour parquet est également disponible .

Cet ajustement devait être publié par le CSTB avant la fin de l’année 2000.

Quoi qu’il en soit, ces prescriptions concernant le parquet révèlent du bon sens et peuvent être appliquées sans modération. Il est bien sûr question d’aller plus loin, en particulier avec la possibilité de mettre en œuvre des parquets contrecollés collés, des que les problèmes de transfert de vapeur dans les matériaux, seront résolus.

Les parquets compatibles sols chauffants

Comme la résistance thermique est proportionnelle à l’épaisseur du matériau, elle sera d’autant plus faible que le parquet sera mince. D’autre part, la conductivité thermique du bois s’élevant avec sa densité, plus le bois sera dense et meilleure sera sa conductivité. En pratique, comme les bois les plus denses sont aussi les plus durs, un parquet en bois dur est plus conducteur à épaisseur égale qu’un parquet en bois plus tendre.

Enfin, la chaleur se transmettant dans les meilleures conditions par conduction, plutôt que par convection ou rayonnement, une liaison par collage entre le parquet et le sol chauffant constitue la meilleure solution.

C’est donc le parquet collé, généralement mince, qui offre les meilleures garanties au plan thermique.

Les sollicitations de température et d’hygrométrie subies par le parquet lorsqu’il est placé sur un sol chauffant sont considérablement accrues par rapport au même parquet posé sur un sol froid.

En conséquence, pour que ces sollicitations ne se traduisent pas par des désordres, le parquet  doit-être solidement maintenu à son support . C’est le collage direct du parquet sur son support qui assure, là encore, les meilleurs résultats.

Ce sont donc les parquets collés qui conviennent aux sols chauffants, et concernant les parquets en pose flottante, après une étude et une analyse complète des fluides et l’autorisation par le fabricant, ils deviennent compatibles également avec au sol chauffant basse température.

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chantier avec chauffage sol et parquet

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